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19.09.2006
sur le chemin des lavoirs
" Sur le Chemin du Lavoir..."
Depuis que notre p’tit curé est entré à l’hospice, j’avens son remplaçant, un p’tit vicaire tout neuf !
Un abbé régiment, un abbé-clésiastique qui s’apillonne.
Grosse moto, blouson vert, chemise à carrieaux, complet veston enthracite. Il ne connaît pas le latin, ni son Pater Noster, mais dame, il sait chanter les vêpres sur la guitare et vous sortir un braume qu’est pas piqué des vers !
Il dit que’vieux Pape est plus dans le coup, prêche la bagarre et raconte aux gamins que faut marier les curés.
Pis, il se vente à tout le monde qui veut bien l’acouter, qu’au lieu de pleurer au ciel, lui, il conteste à terre.
Oui enfin ! Tout ça c’est bien joli, mais sur le plan de la commune, il n’est pas trop d’équerre.
Il connaît pas nos habitudes et ça, c’est ch'tit, par exemple !
Du temps de notre ancien curé, les femmes, quand elles avaient péchées sous le 6ème Commandement… c’est des affaires qu’arrivons aux femmes coume aux demoiselles, au lieu de confesser la chose ouvertement : « j’ai fait cocu, mon homme, entre l’Pierre ou ben l’Gus… », elles y disait, d’accord avec lui comme de juste…
- « mon Père, j’ai glissée sur le chemin du lavoir »
C’était convenable, c’était convenu. Fallait le savoir, mais avant de le savoir, fallait d’abord qu’on l’apprenne !
V’la le jeunot, en place à la veille des Rameaux.
Pour faire leurs Pâques, pardi, toutes les femmes s’en vont à confesse. Et pis dame, c’est avec les mêmes mots…
Oh, sacrées comédiennes, d’avoir péché pour l’Amour du prochain.
A longueur de journée, l’malheureux p’tit chérétien entendant dire, en faisant pénitences :
- « mon Père, j’ai glissée sur le chemin du lavoir… »
Il donnait l’absolution, faute de savoir, mais à la longue, ça le travaillait.
Et comme curé, ce chemin de pays, les femmes y faisaient quasiment tous les jours la culbute, il vint trouver notre maire, et dit à la minute ce qui le tracasse, faute de ce chemin trop glissant.
« Monsieur le maire, votre commune, elle risque un accident ! Partout dans vos sentiers, on dérape et on bute, mais y’en à un surtout, « le chemin du lavoir », qui doit être si impraticable, que les femmes y glissont quasiment tous les soirs. C’est dangereux, faut y mettre des cailloux et du sable pour que ça coule pas tant ! »
Le maire dit : « Oh ! c’est pas grave, ça craint guère qu’elles se blessent en tombant… ! »
Le prêtre s’adressant « Pas grave… Ah monsieur le maire, je crois au contraire que c’est grand temps qu’on s’en occupe et vite ! Parce qu’enfin, faudrait voir à garantir les femmes.
Il y a la vôtre, cette semaine, sept fois, qu’elle a glissée, sur le chemin du lavoir !… »
15:24 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
Commentaires
très drole....
merci ...
Ecrit par : Bernard | 19.09.2006
Je croyais que les curés n'avaient pas le droit de réveler les confessions de leurs ouailles.
Ecrit par : pierre | 19.09.2006
Très connue mais bien racontée!!!!
Mais 7 fois en une semaine il n' y a même plus le respect du repos, le jour du Seigneur!
Jean-Claude
Ecrit par : Jean-Claude | 19.09.2006
Hubert ..
bonsoir ..
il fait noir ...j'ai volé la carte de la quincaillerie ...
mais chuutt ..tu ne dis surtout rien à Marie France ...
tu la verra demain matin sur mon blog
dors bien ..
à bientot ...
Bernard...
Ecrit par : Bernard | 19.09.2006
qu'elle jolie histoire!
la chute douloureuse... pour le maire!
Merci
bonne journée
Simone
Ecrit par : simone | 20.09.2006
Il oui, important l'entretien des chemins communaux..................................
Pövre petit curé ! et la Mairesse, quelle santé !
Il était bien tombé! lui !
Adorable fable, encore , encore !
Et la prochaine fois ,nous mettrons des crampons avant d'aller au lavoir ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Framboisine, venue grâce à Bernard
Ecrit par : framboisine | 20.09.2006
Marie-France, j'me croyais dans mon Berry natal. J'ai ri et c'est tellement ben raconté. Merci, merci pour ce récit haut en couleurs régionales... il avait pas d'bons sabiaux le ch'ti gamin... drôle. bonne journée. Bises de miche
Ecrit par : miche | 20.09.2006
sabiots avec ot, pardon pour le Berry ! miche
Ecrit par : miche | 20.09.2006
merci marie-France d'être passée sur mon blog.
je t'ajoute sur ma liste.
Dominique
Ecrit par : dmerlen | 20.09.2006
Même en c'temps là les femmes étaient déjà coquines.
Cette histoire m'a fait rire . Dommage que le lave linge ait remplacé le lavoir.....
Où les femmes peuvent elles glisser aujourd'hui?.
Merci à vous et à Bernard, l'intermédiaire.
Marie
Ecrit par : Marie | 20.09.2006


