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09/10/2006

Hubert maréchal ferrant

Lieu de passage, lieu de rencontre dans le village : la maréchalerie ; c'est là que le maréchal-ferrant exerce son art. Pour le meilleur ami de l'homme, il est celui qui chausse le sabot, mais aussi celui qui s'occupe des dents, soigne les maux ou pratique les saignées. Celui qu'on appellera plus tard le maréchal soigneur est en quelque sorte, l'ancêtre de notre vétérinaire. D'aucuns le disent aussi quelque peu sorcier, est-ce parce qu'il côtoie le feu quotidiennement ? Lui s'en défend bien
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Jean père d'Hubert maréchal ferrand et compagnon du tour de France a enseigné le métier à son fils.

Le forgeron et maréchal-ferrant est l'homme le plus important du village. D'une part, il fabrique tous les outils nécessaires à l'artisan et au paysan : charrues, houes, haches et d'autre part, il ferre les chevaux, boufs et vaches de travail ; il soigne également tous les animaux. Bien souvent il fait fonction d'arracheur de dents !

La forge est activée par le grand soufflet en cuir, plus tard par un soufflet à cylindre et encore plus tard par un ventilateur.

Le forgeron façonne l'acier sur son enclume et sur ses différentes bigornes en se servant de ses nombreuses pinces à l'usage bien spécifique. Mais, le principal travail du maréchal-ferrant est justement de ferrer les chevaux et dans certaines régions, les boufs et les vaches.

Pour cela, revêtu de son tablier de cuir, il sort de son atelier avec sa boite à ferrer où est disposé tout ce qui est nécessaire : clous et fers à cheval, à bouf et à vache, brochoir (marteau), tord-nez (pour immobiliser l'animal), morailles, abaisse-langue, râpe, boutoir, coupe-queue, cautériseur à anneau.

L'apprenti agite le chasse-mouches autour du cheval ; bien entendu , ferrer un cheval ne peut s'effectuer sans aller faire un petit tour au café voisin, "Café de la Forge", comme il se doit, tenu bien entendu, par la femme du maréchal.
Aujourd'hui les chevaux de trait ont été remplacés par les tracteurs et le maréchal-ferrant s'est souvent reconverti en mécanicien agricole. Quelques jeunes ont pris la relève en ferrant les chevaux de promenade des centres équestres ou des écuries de course. Bien souvent, les fers à cheval ne sont plus en fer mais en aluminium et même . en plastique !





LOCALISATION
Depuis que l'homme vit en compagnie du cheval, le maréchal-ferrant a exercé son art. Il a été présent dans chaque ville et dans chaque village. Sachant qu'il ferrait les chevaux, mais aussi les ânes et les boeufs de trait et que chaque village en comptait plusieurs centaines, on imagine que le métier était très developpé, essentiellement dans les régions de grandes cultures, mais aussi, plus tard, dans les villes avec l'avènement des diligences et autres omnibus.


AUTOUR DE LA MARECHALERIE
L'enseigne : Typique de ce métier, l'enseigne du maréchal-ferrant, telle une rosace, est souvent constituée de différents fers soudés ou assemblés en rond pour former ce qu'on appelle "le bouquet de saint Eloy".
Le travail : Le plus souvent, le ferrage s'effectue librement avec un animal docile. Pour les animaux plus difficiles, le maréchal-ferrant utilise le travail. Sans constituer réellement un outil, le travail , aussi appelé "travail à ferrer", est un bati dans lequel le cheval est entravé à l'aide de sangles.





LES OUTILS
Le premier travail est d'enlever l'ancien fer. Pour cela le maréchal-ferrant utilise les tricoises, sortes de tenailles à long manche. Ensuite l'excédent de corne est enlevé avec le boutoir et le "rogne-pied", outils formés d'une lame, en s'aidant de la mailloche qui est le mateau typique du maréchal-ferrand (aussi appelé brochoir ou marteau à ferrer). Pour terminer le parage du sabot, le dessous est nettoyé avec la rainette et les côtés limés avec la rape.
Pendant ce temps, le fer chauffait dans la forge ; il était à la bonne température lorsqu'il devenait d'un rouge soutenu. Le maréchal-ferrant l'ajuste alors sur le sabot, opération caractérisée par l'odeur de la corne brûlée. Au besoin, le fer est ajusté, puis, il est mis en place et broché avec des clous à tête carrée. Il fallait enfoncer les clous sans blesser le cheval. Les pointes des clous sont ensuite coupées et la partie restante replié dans le sabot. Un dernier coup de rape pour la finition...
Il fallait compter environ 20 minutes par fer. Quant l'ouvrage est terminé, le maréchal-ferrant regarde toujours le cheval partir pour s'assurer que le travail est correct.





AU FIL DU TEMPS
Le ferrage des animaux de trait apparait aux Xème et XIème siècles. Dans les écuries royales du moyen-âge, le métier, à l'origine militaire, se transmet de génération en génération. Il donnera naissance au maréchal des logis de la cavalerie. Un écuyer du Roi donnait cette définition du métier : "Le parfait maréchal qui enseigne à connaître la beauté, la bonté et les défauts des chevaux, les causes et les signes de maladies, les moyens de les prévenir, le bon et le mauvais usage de la purgation et de la saignée, la ferrure sur les dessins des fers qui rétabliront les méchants pieds et conserveront les bons". Le terme de maréchal-ferrant n'est apparu qu'au XIIème siècle. Il avait l'exclusivité du soins des chevaux jusqu'à la création des écoles vétérinaires en 1825.

Les chevaux ne font plus guère partie du paysage agricole et le maréchal-ferrant du village a disparu.

Par contre, le développement de l'équitation de loisirs et de sport a provoqué un sursaut de la profession. Aujourd'hui, il y a plus de mille maréchaux en France et un diplôme est maintenant nécessaire pour s'installer dans le métier (Eh oui ! les temps changent ! avant c'était de père en fils.).

Commentaires

BonsoirMarie-France , j'ai vu le maréchal-ferrand chez Bernard , j'ai vite compris.
Très bien faite ta note, très documentée, j'ai,appris l'existence du maréchal-soigneur,
entre autres,
bonne soirée , Framboisine

Écrit par : framboisine | 09/10/2006

une fort belle note...
il existait aussi de nombreux modèles et de nombreuses tailles de fers pour les chevaux ....et c'est tout à fait juste , si besoin etait le marechal , sur l'enclume , ajustait le fer au sabot du cheval...
je n'ai pas de mérite ....petit , le maréchal ferrand etait mon voisin ...
les murs de la forge etaient remplis de fers de formes et de tailles différentes ...
le charron ???
c'est pour bientôt ??
merci et bonne soirée ...

Écrit par : bernard | 09/10/2006

C'est en Sudamerique que j'ai vu pour la dernière fois un fourgeron à l'ouvrage. merci pour ce souvenir!
Sénacle

Écrit par : sénacle | 10/10/2006

Je me suis régalée avec ce métier, vieux comme mes robes ... et non comme Hérode ! vraiment intéressant ! bises de miche

Écrit par : miche | 10/10/2006

Les commentaires sont fermés.

 
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